Denk n’a qu’un seul tatouage : les lettres « PS », en vert fluo sur fond d’arc-en-ciel, une dizaine de centimètres au-dessus de la cheville gauche. Il vient d’un pari conclu avec Peter Sagan le matin de la course en ligne des Mondiaux de Bergen, en 2017 : si Sagan perdait, le nom de Denk allait sur la jambe du Slovaque ; s’il gagnait, c’était l’inverse. Sagan a battu Alexander Kristoff au sprint.
Il reste donc une jambe. « Il y a de la place sur ma jambe droite, mais c’est à Remco d’oser se lancer », a-t-il dit à HLN. Et une condition : « Si Remco devient champion du monde, je veux bien tatouer ses initiales, mais seulement pour un titre mondial sur route. » Pas le chrono, où Denk le tient pour le meilleur rouleur du monde tout en gardant un œil sur Filippo Ganna.
Sandrine a suivi ça dans la camionnette, radio allumée, un essuie sur le pied d’atelier. Ce qui l’intéresse, ce n’est pas la promesse, c’est la pièce.
Un marquage, chez moi, ça s’enlève. Tu colles l’autocollant du sponsor sur un cadre, tu passes le dégraissant en novembre, il n’y a plus rien et le cadre est à toi. Lui, il a marqué une jambe pour de bon, et il propose la deuxième. Je ne juge pas, hein. Je demande avec quelle garantie. Une promesse, chez moi, ça s’appelle une soudure : ça tient ou ça casse, et on voit tout de suite lequel des deux.
Elle note quand même que la condition est bien écrite : la route oui, le chrono non. Ça ressemble à un bon de commande, dit-elle, avec l’option et l’exclusion en petit.
Un pari entre une direction d’équipe et un coureur ne figure pas dans ma farde. Je note qu’il a tenu parole en 2017. Je ne commente pas.
Sandrine, elle, retourne au plus urgent : les numéros de cadre des vélos du club, qu’elle regrave chaque automne au marqueur parce que ça part au premier coup de karcher.
Le fait est vrai, on a vérifié : Het Laatste Nieuws.




