Constat. Avant la cinquième étape, Arnhem – Arnhem, 149,2 kilomètres, Victor Campenaerts compte quinze secondes d’avance sur Wessel Mouris. Après l’étape, il compte quinze secondes d’avance sur Wessel Mouris. J’ai refait l’opération deux fois, sur la farde, à la table de la cuisine. Quinze moins quinze, zéro. Rien n’a bougé.
Premièrement. Le leader est en tête depuis la troisième étape, le 16 octobre. Trois jours. Je note la date.
Deuxièmement. Le temps final est de 11h49’26 ». Finn Fisher-Black est troisième, à trente secondes. Le classement existe, donc la victoire existe.
Troisièmement. Il s’agit de la première course par étapes de sa carrière professionnelle. Le règlement ne tient pas de colonne pour les premières fois. Je l’ai ajoutée au crayon, dans la marge, à côté du numéro de dossard. Le crayon s’efface. Je ne l’effacerai pas.
La même journée, Tim Merlier gagne l’étape au sprint, devant Dylan Groenewegen et Davide Donati. C’est sa quatre-vingtième victoire et sa deuxième de la semaine, après Ede le 14 octobre. Deux Belges sur la même feuille. Je les classe dans l’ordre où ils apparaissent : d’abord l’étape, ensuite le général. L’ordre des opérations.
On m’a demandé à la commune, ce lundi, si c’était une belle course. Je délivrais une carte d’identité. J’ai répondu que la photo était conforme.
Quinze secondes gardées pendant toute une journée, Myriam, derrière on appelle ça du travail.
Je ne note pas ce que les équipiers ont fait, la source ne me le donne pas. Je note l’écart à l’arrivée. Verdict : conforme.
Le fait est vrai, on a vérifié : Sporza.


