Un maillot pour le meilleur coureur du pays hôte. Je trouve ça très bien, et je le dis au café dimanche : le meilleur coureur de chez nous qui est là, il mérite bien qu’on le reconnaisse. Chez nous, au club, on n’a pas de maillot de leader. On a le maillot du club, navy avec une bande lime, et celui qui grimpe le mieux, on le met en tête et on dit qu’il prend le vent.
Mais je vois le vrai débat, et il n’est pas dans le congrès. Les équipes votent contre parce qu’il n’y a plus de place pour leurs logos. Un maillot, c’est fait pour qu’on voie qui paie. Et plus on met de maillots, moins il reste de tissu pour remercier celui qui paie. C’est une histoire de centimètres carrés sur un dos qui transpire, pas de règlement.
Moi, au Tour des Flandres des cyclos, la veille du vrai, j’ai porté le maillot du club pendant cent quarante bornes, enfin soixante-quatorze la dernière fois, avec le sac à dos. Le sac, il recouvrait déjà la moitié du sponsor derrière. Si en plus on m’ajoute un cinquième maillot par-dessus, il ne reste plus grand-chose à lire sur le dos. Et ça, le congrès de Montréal, ils ne l’ont pas calculé.
Je ne dis pas que le cinquième maillot est une mauvaise idée. Je dis qu’il faut en discuter, et qu’au café, on l’a fait jusqu’à midi. Retirez le sac, le café et le feu rouge en haut de la côte, et on reparle de la place du logo.
Le fait est vrai, on a vérifié : WielerFlits.


