Remco Evenepoel est arrivé à Ljubljana vendredi, en début de soirée. Avant, il a roulé. Deux sorties légères, mardi et vendredi matin, une cinquantaine de kilomètres chacune. Et jeudi, 182 kilomètres. J’ai lu ça dans la DH, au garage, entre le vélo de pluie et le vélo de la Flèche brabançonne, la voiture dehors comme d’habitude.
Une cinquantaine de kilomètres, et c’est rangé dans les entraînements légers. Moi, une cinquantaine de kilomètres, c’est ma sortie du dimanche quand la sortie part à neuf heures vingt et que le café d’Overijse ouvre tard. J’ai le segment de cette semaine-là aussi : deux sorties, une jatte chacune. Retirez le sac, retirez le café, retirez le tracteur que j’ai vouvoyé à Huldenberg : on a une semaine comparable. Je ne dis pas que je cours l’Euro. Je dis qu’on peut discuter de la semaine.
Les 182 kilomètres, c’est autre chose. Je n’en ai jamais fait 182 un jeudi. Le jeudi, je travaille. Mais je note qu’il les a faits un jeudi, entre deux sorties légères, et que le Tour de Lombardie est le 10 octobre. Les Championnats d’Europe tombent une semaine après les Mondiaux. Ça fait un calendrier où le vélo ne retourne pas souvent au garage.
Il a dit qu’il était déçu de sa course en ligne aux Mondiaux, au Canada, et il l’a dit à la DH comme ça : « Cela dit, je ne peux nier que j’ai un surplus de motivation, né aussi de ma volonté d’effacer la déception des Mondiaux. » Le surplus de motivation, je connais. Chez moi, ça s’appelle le lundi après une sortie où le gars devant zigzaguait. Il faut le refaire le dimanche suivant.
182 kilomètres un jeudi. Je note. Il n’y a pas de délai à l’entraînement.
Le sélectionneur Serge Pauwels dit que l’équipe reconnaîtra le circuit local samedi. Moi, je reconnais toujours le parcours la veille. Avec le sac. Au café, on a discuté de la sortie de 182 jusqu’à midi.
Le fait est vrai, on a vérifié : DH Les Sports+.



