Remco Evenepoel a fini quatrième du Tour de Lombardie. C’était sa dernière grande échéance. Première saison chez Red Bull-BORA-hansgrohe, deux entraîneurs : Dan Lorang au printemps, puis Tim Heemskerk.
Zak Dempster a dit à HLN : « Sur le plan de l’entraînement, ce n’était pas la saison la plus stable, mais aux bons moments, nous avons pris notre temps pour tout remettre en ordre. » J’ai entendu ça à la radio de la camionnette, une clé de dix dans la main. Pas la plus stable. Chez moi, ça s’appelle un vélo neuf.
Un vélo neuf, tu ne le règles pas en une fois. Tu montes la selle, tu roules, tu la redescends. Tu changes de mécano au milieu, le deuxième reprend les réglages du premier et refait tout à sa main. Ça prend une saison, hein. Et pendant ce temps-là le vélo roule quand même.
Celui-là a roulé. L’Amstel, San Sebastian, le Québec, le chrono des Mondiaux, l’Europe, deux étapes du Tour et la deuxième place derrière Pogacar. Vendredi, il disait que gagner la Lombardie ferait sa meilleure saison. Il est quatrième. Son total de points est quand même son plus haut, d’après HLN.
Remettre tout en ordre aux bons moments. Ça, c’est une phrase d’atelier. Tu ne démontes pas tout la veille de la course. Tu attends le lundi.
Une nouvelle voiture, il faut un printemps pour trouver les bidons.
Lui, il a fini l’année. L’hiver commence. Le vélo va sur le pied d’atelier, et on refait les réglages au calme, ça va ?
Ce qui coince en Lombardie, je ne le dirai pas. Je n’ai pas le vélo sous les yeux.
Le fait est vrai, on a vérifié : HLN.




