Dix-sept kilomètres seul devant, j’ai ça aussi. Le retour de la sortie, dimanche, depuis Huldenberg jusqu’à la place de Lasne, parce que le groupe s’est arrêté à une boulangerie et que moi, je suis un homme de neuf heures vingt, pas de dix heures quarante. Trente-quatre minutes, avec le sac, vent de face. Personne ne m’a poursuivi. Je l’ai vérifié sur le compteur.
Femke Markus, elle, avait deux équipes derrière. Vendredi, entre Sittard et Watersley, 87,8 km, quatre tours avec le Schatsberg au milieu de chaque tour et une bosse avant la ligne. Elle part seule à 17 km de l’arrivée, après plusieurs attaques. Jusqu’à 20 secondes d’avance. Visma-Lease a Bike et Picnic PostNL roulent pour la reprendre. Raté. Elle gagne avec cinq secondes sur Lieke Nooijen, Maud Rijnbeek troisième.
« C’était une très longue attaque. Je suis très contente d’avoir pu la terminer pour l’équipe », a-t-elle dit à WielerFlits. Une très longue attaque. Je confirme : dix-sept kilomètres, c’est long. Le Schatsberg, je ne l’ai pas. Mais la bosse avant la ligne, j’en ai une à Lasne, devant l’église, et je la monte après chaque sortie avec la même tête.
Maintenant la colonne. Retirez le sac. Retirez la boulangerie que j’ai refusée et qui m’a coûté le groupe. Retirez le tracteur de la rue de la Gendarmerie, que j’ai vouvoyé. Retirez le vent, que j’ai eu dans les deux sens alors que je rentrais tout droit. Retirez surtout les deux équipes qui roulaient derrière elle et le néant qui roulait derrière moi.
Retire aussi ta chaîne, Xavier. Je l’ai entendue depuis la camionnette.
Je ne dis pas que je tiens cinq secondes sur Lieke Nooijen. Je dis que sur dix-sept kilomètres seul, on peut discuter. Au général, Nooijen garde 28 secondes sur Markus, qui partait à 43. Samedi, il y a le VAM-berg. Je n’ai pas le segment. Au café, on a discuté jusqu’à midi.
Le fait est vrai, on a vérifié : Cyclingnews.


