Le Luxembourg est troisième du relais mixte de l’Euro, à Sencur. Bronze, première médaille du pays dans cette épreuve. Bravo. Moi, j’ai arrêté de lire à la quatrième ligne : Mathieu Kockelmann a dû changer de vélo au bout de 3 kilomètres, et ses coéquipiers l’ont attendu.
Trois kilomètres. Sur un chrono. Tu pars avec un vélo, et à trois kilomètres il faut en reprendre un autre. Pourquoi ? La source ne le dit pas. Et un vélo que je n’ai pas sur mon pied d’atelier, je ne le diagnostique pas. Je n’invente pas une panne, hein. Je cherche, c’est tout. Ça me démange.
Et puis les autres ont attendu. Dans un relais, tu n’as pas le choix, mais quand même. Des coéquipiers qui patientent pendant qu’un vélo en remplace un autre. Moi, je pense au vélo de rechange. C’est lui, le héros que je cherche. Jempy Drucker, l’entraîneur national, dit que dans les 5 derniers kilomètres ses coureurs étaient sur le même rythme que les Français. Avec un vélo changé. D’accord. Mais avec quelle pression ?
Marie Schreiber a dit à DirectVelo que c’était « le fruit du travail de tout le monde y compris du staff ». Elle a dit staff. Je l’ai lu deux fois, le GSM posé sur l’établi.
Moi, je change de vélo au café. C’est pareil, sauf qu’on m’attend moins.
Lundi, au magasin, je vérifie le vélo de rechange du club. Celui qu’on ne sort jamais. On le sortira, un jour, ça va ?
Le fait est vrai, on a vérifié : DirectVelo.




