La Belgique aligne notamment Wout van Aert et Remco Evenepoel, favoris pour le titre mondial à Montréal. Patrick Lefevere estime pourtant que la course « peut encore sérieusement mal tourner » pour la Belgique, à cause d’un « systeemfoutje », une petite erreur systémique dans l’attribution d’une position. Ce rôle, c’est contrôler la course entre le départ et le circuit local. Il n’y voit pas Alec Segaert, demi-leader chez Bahrain Victorious, non parce qu’il n’en serait pas capable, mais parce qu’il est trop bon coureur pour ça.
Ce travail, a-t-il écrit, selon WielerFlits, ne supporte « pas de petite voix dans la tête qui dit : voyons quand même jusqu’où je peux aller moi-même ». Tim Declercq était l’homme idéal, selon lui, et il ne trouverait pas déshonorant d’emmener un coureur comme Ayco Bastiaens pour ce seul rôle.
Pour la suite, Lefevere conseille de faire attaquer Evenepoel tôt, pendant que Van Aert attendrait un sprint dans un groupe de survivants. Si Evenepoel reste devant, Van Aert est bloqué, mais sur ce parcours, c’est selon lui sa meilleure chance de victoire. Reste la question du sélectionneur Serge Pauwels, qu’il a connu chez Omega Pharma-QuickStep entre 2012 et 2014 et qu’il ne jugeait alors pas dominant. Citant José De Cauwer sur les tempéraments qui « mordent » ou non, il avertit qu’une course sans oreillettes peut vite tourner à la mutinerie.
La petite voix, je la connais. Elle m’a parlé au pied du Kwaremont, le samedi du Ronde des cyclos, alors que j’avais promis de rouler devant pour Didier. Voyons jusqu’où je peux aller. Onze minutes vingt, avec le sac, Didier quelque part derrière. Retirez le sac, le café et le feu rouge d’Audenarde : la voix avait peut-être raison. Et sans oreillettes, je confirme : notre sortie de neuf heures vingt n’en a pas, et la mutinerie éclate toujours au pied d’Overijse. Au café, Didier n’a pas discuté jusqu’à midi.
Le fait est vrai, on a vérifié : WielerFlits.



