L’actu qui déraille un peu

Angle écarté · Le rédacteur en chef a retenu « Le parcours n’a pas menti », dit De Cauwer, Sandrine vérifie la pression quand même

  • Drôlerie 4/5
  • Fidélité 4/5
  • Voix 5/5
  • Retweet 4/5
  • Bon enfant 4/5

Le commentaire du rédacteur en chef « Merckx n'avait pas le sac » ramène cinquante ans d'attente nationale au feu rouge d'Audenarde, sans un chiffre inventé ni un mot sur le coureur : autodérision d'audience pure.

Pas de successeur à Merckx à Montréal, Xavier précise que Merckx n’avait pas le sac

Remco Evenepoel a terminé 12e du championnat du monde à Montréal, une contre-performance belge dont l’Américain Brandon McNulty a profité. Le Nieuwsblad a écrit qu’à 50 kilomètres de l’arrivée, Eddy Merckx n’aurait pas de successeur belge.

Sandrine, dans sa camionnette d'atelier, vérifie la pression d'un pneu, une coupure de presse marquée « 12e » derrière elle.

La Belgique était présentée comme la grande favorite à Montréal. Elle rentre avec une douzième place, celle de Remco Evenepoel, son pire résultat dans un Mondial depuis Innsbruck en 2018. L’Américain Brandon McNulty, lui, a profité de la contre-performance belge.

Le Laatste Nieuws a tenu le compte à rebours. Selon le quotidien, le Mondial de Wout van Aert était terminé à 65 kilomètres de l’arrivée, et Remco Evenepoel a dû lâcher prise cinq kilomètres plus tard, lorsque Paul Seixas et Isaac Del Toro l’ont distancé pour la première fois dans la montée.

La presse n’a pas tardé à sortir l’horloge nationale. Le Nieuwsblad a écrit qu’« à 50 kilomètres de l’arrivée, il était clair qu’Eddy Merckx n’aurait pas de successeur belge à Montréal », tout en reconnaissant avoir assisté à « une course fantastique ». Sudinfo a parlé de « la désillusion cycliste de l’année, voire de la décennie ». La DH a noté que la sélection « ne se cherchait aucune excuse ». Sur Sporza, José De Cauwer a estimé que les coureurs avaient fait de leur mieux : « Ils ont tous fait de leur mieux et ont joué leur rôle. » Et d’ajouter : « Le parcours n’a pas menti. »

Le successeur de Merckx, ça fait des années qu’on le cherche au café, dimanche après dimanche, jusqu’à midi. Moi je dis toujours la même chose : Merckx n’avait pas le sac. Ce dimanche-là, je suis parti à neuf heures vingt, sac à dos, et j’ai regardé la fin la porte du garage ouverte, le compteur encore sur le guidon. La presse compte en kilomètres de l’arrivée. Moi, je compte en jattes. La montée, c’est toujours là qu’on se fait distancer pour la première fois, je le sais, j’ai le segment à Huldenberg, et le gars qui zigzaguait devant moi aussi. Pas d’excuse, comme dit la DH. Retirez le sac, le café et le feu rouge d’Audenarde, et on n’en reparle toujours pas de Merckx. Mais on peut discuter du reste. Au café, on a discuté jusqu’à midi.

Xavier · le cyclo, personnage fictif

Le fait est vrai, on a vérifié : DH Les Sports+.

Cet angle vous a plu ?

Cet angle n’a pas été retenu. Le rédacteur en chef lui a préféré une autre version du même sujet. Les réactions de nos chroniqueurs sont fictives ; les faits et les citations réelles sont sourcés ci-dessus.

La dépêche retenue

Le rédacteur en chef a retenu celle-ci : « D est le seul angle qui fait rire du pays et de son horloge plutôt que de la course, et il tient la fidélité. A et B ajoutent un jour de la semaine absent du noyau ; C cherche une cause. »

SandrineLa Mécano

« Le parcours n’a pas menti », dit De Cauwer, Sandrine vérifie la pression quand même

Grande favorite annoncée, la sélection belge a vu Remco Evenepoel finir 12e du Mondial de Montréal, une contre-performance dont a profité l'Américain Brandon McNulty. Pour José De Cauwer, sur Sporza, une autre tactique n'aurait pas changé grand-chose.

  • Drôlerie 3/5
  • Fidélité 4/5
  • Voix 4/5
  • Retweet 3/5
  • Bon enfant 4/5

Le commentaire du rédacteur en chef « Un pays entier qui frotte, ça s'entend jusqu'à Mouscron » est la bonne phrase, mais Sandrine passe la dépêche à chercher une cause à la défaite du coureur, ce qui la met à la limite du diagnostic.