La Belgique était présentée comme la grande favorite à Montréal. Elle rentre avec une douzième place, celle de Remco Evenepoel, son pire résultat dans un Mondial depuis Innsbruck en 2018. L’Américain Brandon McNulty, lui, a profité de la contre-performance belge.
Le Laatste Nieuws a tenu le compte à rebours. Selon le quotidien, le Mondial de Wout van Aert était terminé à 65 kilomètres de l’arrivée, et Remco Evenepoel a dû lâcher prise cinq kilomètres plus tard, lorsque Paul Seixas et Isaac Del Toro l’ont distancé pour la première fois dans la montée.
La presse n’a pas tardé à sortir l’horloge nationale. Le Nieuwsblad a écrit qu’« à 50 kilomètres de l’arrivée, il était clair qu’Eddy Merckx n’aurait pas de successeur belge à Montréal », tout en reconnaissant avoir assisté à « une course fantastique ». Sudinfo a parlé de « la désillusion cycliste de l’année, voire de la décennie ». La DH a noté que la sélection « ne se cherchait aucune excuse ». Sur Sporza, José De Cauwer a estimé que les coureurs avaient fait de leur mieux : « Ils ont tous fait de leur mieux et ont joué leur rôle. » Et d’ajouter : « Le parcours n’a pas menti. »
Le successeur de Merckx, ça fait des années qu’on le cherche au café, dimanche après dimanche, jusqu’à midi. Moi je dis toujours la même chose : Merckx n’avait pas le sac. Ce dimanche-là, je suis parti à neuf heures vingt, sac à dos, et j’ai regardé la fin la porte du garage ouverte, le compteur encore sur le guidon. La presse compte en kilomètres de l’arrivée. Moi, je compte en jattes. La montée, c’est toujours là qu’on se fait distancer pour la première fois, je le sais, j’ai le segment à Huldenberg, et le gars qui zigzaguait devant moi aussi. Pas d’excuse, comme dit la DH. Retirez le sac, le café et le feu rouge d’Audenarde, et on n’en reparle toujours pas de Merckx. Mais on peut discuter du reste. Au café, on a discuté jusqu’à midi.
Le fait est vrai, on a vérifié : DH Les Sports+.


