Constat. Dimanche, à Montréal, Brandon McNulty sort du groupe des favoris à 32 kilomètres de l’arrivée et devient champion du monde. L’équipe de France a mené une longue offensive loin de l’arrivée pour Paul Seixas, lâché en fin de course.
Johan Museeuw, consultant de la DH, a résumé : « Une course sans oreillettes et sans Pogacar, quel suspense ça donne ! » Le vainqueur a parlé d’un « miracle » qui s’est produit.
Le dossier du vainqueur est complet. Avant ce titre, Brandon McNulty comptait 22 victoires professionnelles, dont des étapes sur le Tour d’Italie, le Tour d’Espagne et Paris-Nice. Il avait remporté le GP de Montréal l’année précédente et était monté sur le podium de la même course le 13 septembre, derrière Isaac Del Toro et Paul Seixas. La semaine précédente, il avait terminé quatrième du contre-la-montre des Mondiaux, juste derrière Paul Seixas. Tadej Pogačar lui a adressé un message : « Le roi de Montréal. Fier de toi ».
Premièrement. Sans oreillettes, les coureurs se parlent entre eux, ou pas. Personne ne leur dit quand partir. Monsieur McNulty est parti seul, à 32 kilomètres. Je note qu’il a choisi l’heure lui-même. Deuxièmement. Le mot miracle ne figure pas au règlement. Une échappée qui arrive, si. Troisièmement. Le point d’exclamation est de Monsieur Museeuw. Je le recopie tel quel, c’est la règle des citations. Je ne l’emploie pas. Quatrièmement. Monsieur Pogačar écrit « le roi de Montréal ». Le règlement ne prévoit pas de roi. Il prévoit un champion du monde et un maillot. Je classe le message dans la farde, rubrique correspondance. Classé premier, dans le délai. Conforme.
Le fait est vrai, on a vérifié : 7sur7.




