Je constate. Samedi 10 octobre, Paul Seixas remporte le Tour de Lombardie. Il a vingt ans. Il est le plus jeune vainqueur de l’histoire de l’épreuve et le plus jeune vainqueur d’un Monument depuis 1944. Je note la date de 1944 sans la commenter.
Premièrement. L’attaque a lieu à 19 kilomètres de l’arrivée, depuis un groupe d’élite. Le vainqueur des cinq éditions précédentes, Tadej Pogacar, est détrôné. Le palmarès change de nom. Conforme.
Deuxièmement. Dimanche 11 octobre, 8h15, Fréjus. Roc d’Azur CIC, 55 kilomètres de VTT. La décision a été prise vendredi, au retour de la présentation des équipes. Sporza parle d’un coup de tête. Le règlement ne prévoit pas le coup de tête. Il prévoit l’engagement. Il est engagé.
Troisièmement. Il a dit à Sporza : « Je crois que c’est 55 kilomètres de VTT. » Il croit. Les organisateurs annoncent 55. Il n’y a pas d’écart entre la croyance et la distance. Je classe.
Quatrièmement. Le Roc d’Azur est un festival de cinq jours, en cours depuis mercredi. Festival n’est pas une catégorie que je connais. Je note qu’il y a des épreuves de route, de gravel et de VTT, et que chacune a un départ et une arrivée. Cela me suffit.
Cinq jours de festival et il en prend un. Moi aussi je ne fais que le dimanche, on peut discuter.
Selon les organisateurs, ce sera sa dernière course de la saison. Une saison qui finit le lendemain d’un Monument, sur un autre vélo, en compagnie de Bruno Armirail. Verdict : conforme.
Je ne note pas ce qu’il faut penser de quelqu’un qui, après le Lombardie, choisit de se lever pour rouler. Ce n’est pas dans la colonne.
Le fait est vrai, on a vérifié : Sporza · Wielrennen.




