La fédération slovaque l’a annoncé vendredi : une représentation minimale en élites compte pour les classements et pour l’attribution des places aux Mondiaux, aux championnats d’Europe et aux Jeux. Avec les règles de l’UCI et un championnat au Canada, elle a choisi d’aligner un membre de sa délégation, son soigneur Vladimir Kovacik. Il sera au départ avec, notamment, Remco Evenepoel et Wout van Aert.
Les fédérations nationales ont une obligation de participation à certaines épreuves majeures du calendrier. La Belgique connaît la situation : en 2023, la spécialiste du lancer du poids Jolien Boumkwo avait représenté le pays sur le 100m haies des Jeux européens de Chorzów, en Pologne. Le règlement a ses raisons, et il trouve toujours quelqu’un dans la délégation pour lui répondre présent.
La télévision montrera les deux Belges. Rik regardera ailleurs.
Un soigneur, c’est celui qui attend dans la zone de ravitaillement, le bras tendu, la musette ouverte, et qui voit passer le peloton en trois secondes. Toute une carrière à tenir la musette pour les autres. Dimanche, c’est lui qu’on attendra, et je me pose une seule question, la vraie question de derrière : qui la tiendra pour lui ? Il faudra quelqu’un qui connaît sa hauteur, sa main, le côté où il la prend. Chez nous, ça prenait un printemps pour que le soigneur et le coureur s’entendent sans se regarder. Lui connaît déjà la réponse, il l’a vue de l’autre côté. Et puis il y a le reste. On dit le gruppetto, mais c’est un bureau : quelqu’un a le pourcentage, quelqu’un a la montre, quelqu’un connaît la descente. Un soigneur, ça connaît tout le bureau par son prénom, parce que c’est lui qui leur tend le bidon le reste de l’année. S’il passe par derrière dimanche, il ne sera pas perdu, il sera chez lui. Devant, je ne sais pas. Derrière, il saura exactement ce que vaut une musette bien tendue. Et le soir, au café, quand le podium sera démonté, c’est lui qui aura le droit d’être servi.
Le fait est vrai, on a vérifié : RTBF Sport.




