Sosa va chez EF Education-EasyPost l’an prochain, retour en WorldTour. Jonathan Vaughters, le patron, a dit à WielerFlits qu’il serait « d’une grande valeur pour notre équipe quand nous courrons en haute montagne ». Et il a ajouté qu’on l’avait vu deux fois, sur la dernière Vuelta, se glisser dans une échappée forte et aller jusqu’au final.
Ce que la télévision montre, c’est ça : le groupe devant, les motos, l’écart qui s’affiche en jaune. Ce qu’elle ne montre pas, c’est le moment où le groupe part. Moi je l’ai vu partir des dizaines de fois, de derrière, c’est l’endroit où j’étais. On roule au peloton, ça frotte, quelqu’un attaque, deux le suivent, et dans le peloton il y a toujours un gars qui dit « laisse, ils reviendront ». Parfois ils reviennent. Parfois non. Devant, je ne sais pas ce qu’on se dit dans ces groupes-là. Derrière, je peux vous dire : on se dit qu’on a bien fait de ne pas y aller, et on le répète jusqu’au soir.
Chez nous, dans l’équipe des châssis, celui qui savait prendre la bonne échappée, on le regardait comme on regarde le gars qui trouve toujours une place sur le parking du Kwaremont. On ne savait pas comment il faisait. Lui non plus, je crois, il ne savait pas l’expliquer.
Sosa a dit que ça le motivait de revenir, en comptant sur le soutien de l’équipe. Le soutien, c’est aussi la voiture qui remonte jusqu’à l’échappée avec les bidons, quand le directeur sportif obtient le droit de passer. Une longue remontée, le bras par la fenêtre. Un bidon, ça se mérite, même devant.
Et la voiture, elle remonte avec quelle pression dans les roues de rechange ?
Ça, Sandrine, de koers ne le dit jamais à l’écran. Dimanche, avec la voiture du club, j’ai suivi le groupe de derrière jusqu’à l’arrivée. Le café était encore chaud.
Le fait est vrai, on a vérifié : WielerFlits.




