Le Tour 2027 présente ses équipes au château d’Édimbourg, le 30 juin. Entrée à partir de 27 £. Au programme, d’après le communiqué des organisateurs : des danseurs des Highlands, des cornemuses et des tambours en formation, une musique créée exprès. Le tout présenté par le Royal Edinburgh Military Tattoo.
J’ai lu ça à l’atelier, le GSM posé sur l’établi à côté d’une cassette qui trempait. Des cornemuses. D’accord.
Une présentation d’équipe, chez moi, c’est le moment où les vélos sont sur scène et les mécanos derrière le rideau à chercher la clé de quatre. Ce qui compte, c’est que les vélos montent propres et redescendent sans un brol dans le dérailleur. Si un vélo passe par la cour d’un château, il passe sur des pavés. Des pavés, ça veut dire qu’on le pousse à la main, roue avant levée, et qu’il faut un essuie pour la fin. Personne ne parle de l’essuie. Moi si.
La cornemuse, j’ai regardé comment ça marche. Un sac, de l’air dedans, des tuyaux qui sortent. Un pneu avec des trous, en somme. Le musicien souffle pour garder la pression constante. C’est le seul métier au monde où quelqu’un se soucie de la pression autant que moi. Je ne sais pas à combien de bars ils sont. Je voudrais savoir. Personne n’a mis ça dans le communiqué.
La course part d’Édimbourg le 2 juillet, deux jours après la fête. Deux jours, c’est le temps de nettoyer un vélo deux fois. Ça va ? C’est déjà la moitié du Tour, hein.
Derrière la scène, il y aura toujours un gars avec les bidons. Les cornemuses, je ne sais pas.
Lundi, je vérifie le manomètre du magasin. Si les Écossais peuvent tenir la pression en marchant, mon compresseur peut tenir la sienne à l’arrêt.
Le fait est vrai, on a vérifié : Cyclingnews.



