Le parcours faisait 39,2 kilomètres, plat mais technique, avec beaucoup de virages et une montée dans les derniers kilomètres. Evenepoel a signé le meilleur temps à chacun des points intermédiaires. Filippo Ganna termine deuxième à 57 secondes, Paul Seixas troisième à 1 minute et 13 secondes. Isaac Del Toro est sixième.
Myriam a ouvert sa farde au moment du premier temps intermédiaire et ne l’a plus refermée. Une colonne pour les intermédiaires, une pour les écarts, une pour l’ordre d’arrivée. Elle dit que c’est une matinée facile : le même nom revient à chaque ligne, il n’y a rien à corriger.
Premièrement : les points intermédiaires. Le même dossard en tête à chacun d’eux, je l’ai recopié à chaque ligne sans jamais changer de nom, c’est rare, ce n’est pas irrégulier. Deuxièmement : l’écart, 57 secondes, il rentre dans la colonne sans déborder. Troisièmement : on me dit que quatre titres de suite, personne ne l’avait fait. Le règlement ne prévoit pas la première fois, il prévoit le classement. Conforme.
Reste le geste d’arrivée. Evenepoel a repris la célébration déjà utilisée lors de sa victoire au Grand Prix de Québec dix jours plus tôt, un geste conçu avec son épouse Oumi pour signifier qu’il regarde vers l’avenir. Pour Myriam, l’affaire tient en une ligne de sa farde : le classement, et rien d’autre.
Le geste est à l’arrivée, c’est tout ce que je consigne. Ce qu’il veut dire ne relève pas de moi : je n’ai pas de colonne pour l’avenir, j’ai une colonne pour l’heure d’arrivée.
Evenepoel a annoncé qu’il tenterait un cinquième titre l’an prochain ; le titre de la RTBF évoque un rendez-vous à Annecy. Myriam a laissé une page blanche au bout de la farde. Elle précise qu’une page blanche n’est pas une prévision, c’est une page blanche.
Le fait est vrai, on a vérifié : RTBF Sport.




