Aux Mondiaux, pas d’oreillette. Dimanche, au Canada, la sélection belge recevra donc ses consignes imprimées sur les bidons, à prendre dans les « boxen » à chaque tour, en plus des panneaux habituels. Serge Pauwels a expliqué à Sporza avoir « mis au point un autre système avec les bidons », testé vendredi avec les espoirs. Le sélectionneur a même imaginé, en plaisantant, de vrais messages aux tours pairs et de fausses instructions aux tours impairs, avant de juger l’idée exagérée : sur les panneaux, les autres peuvent lire aussi.
D’accord, un message sur un bidon. Mais un bidon, ça se presse, ça coule, ça colle, et on s’en verse sur la tête quand il fait chaud. Moi, sur ceux du club, j’écris le nom au marqueur et le dimanche soir il n’y a plus rien. Donc ma question c’est l’encre, hein. Et le porte-bidon : si le message est du mauvais côté, il est contre le cadre. Ça, c’est un problème de montage. Remco dit douze tours, donc douze occasions. Douze bidons à préparer, chez moi, c’est une soirée à l’établi avec la radio. Je vais marquer ceux du club des deux côtés, tiens.
Remco Evenepoel trouve le système bien trouvé mais voit le risque ailleurs : rater le bidon qui porte le message important. Wout van Aert, qui rappelle que ce n’est « pas une invention géniale » mais qu’il n’a jamais couru comme ça, pense qu’il faudra peut-être convenir d’un langage codé. Et le test a déjà prouvé une chose : un bidon peut atterrir chez le caméraman de Sporza.
Le fait est vrai, on a vérifié : Sporza.




