Constat. Le 29 octobre 2026, Dylan Teuns met fin à sa carrière de coureur. Douze saisons. Il n’a plus trouvé d’équipe au plus haut niveau. Il déclare à Sporza avoir encore eu des possibilités, mais plus au niveau qu’il visait, et trouver cela dommage. Je note.
Premièrement. Le palmarès. La Flèche wallonne, le Tour de Pologne, deux étapes du Tour de France. Classé, homologué, archivé. Le palmarès ne prend pas sa retraite.
Deuxièmement. La Flèche. Il la considère comme sa plus belle victoire, gagnée sur le Mur de Huy, devant Alejandro Valverde. J’ai un poste au sommet du Mur chaque printemps, de dos. Je ne précise pas l’année où j’étais là. Le classement suffit. Un vainqueur, un deuxième, dans l’ordre. Conforme.
Troisièmement. Le 30 octobre, soit le lendemain de l’annonce, il sort à vélo. Je cherche l’article. Un coureur retiré qui roule n’est soumis à aucun délai, aucune hauteur de chaussette, aucun dossard. La sortie existe, le règlement ne la voit pas. J’ouvre une colonne. Elle reste vide.
Quatrièmement. Il sème du blé d’hiver et préfère faire le plus possible à la machine, a-t-il dit en riant. Le rire est noté entre parenthèses par la source. Je le reporte entre parenthèses. Ce n’est pas mon domaine.
Un retraité qui sort le lendemain, c’est un homme de neuf heures vingt. Je reconnais.
Verdict sur la carrière : conforme.
Ce que je ne note pas : ce que j’ai pensé, à la commune, ce matin, en tamponnant une carte d’identité au nom d’un agriculteur. Ce n’est pas dans la colonne.
Le fait est vrai, on a vérifié : Sporza.



