J’avais la radio de l’atelier et un dérailleur de cross sur le pied, plein de la boue de dimanche. Arnhem, départ commun, hommes et femmes, au même moment. J’ai posé la clé.
Deux courses, deux classements, un seul nom. Les femmes roulent chaque jour sur les mêmes routes que les hommes, plus tôt, et plus court, sauf au prologue et au contre-la-montre. Le dernier jour, tout le monde part ensemble, neutralisé. Après quelques kilomètres, les hommes partent sur une grande boucle, les femmes sur le circuit local. Les hommes reviennent sur le circuit quand les femmes sont arrivées.
Moi, ce qui m’intéresse, c’est derrière le peloton. Deux courses qui partent au même moment, je me demande tout de suite comment on range les voitures d’assistance. On ne m’a rien dit là-dessus, alors je me pose la question toute seule, sur mon pied d’atelier. Une roue, c’est une roue, d’accord. Mais si une coureuse crève dans les premiers kilomètres, qui descend de quelle voiture ? Personne ne pose la question. Moi si.
Roxane Knetemann a dit à Sporza que le cyclisme est très conservateur, et que quand on ajoute quelque chose de nouveau, beaucoup des mêmes questions arrivent de beaucoup de côtés différents. Je suis un de ces côtés, hein. La mienne est courte : avec quelle pression ?
Moi je demanderais à quelle hauteur on tend le bidon quand il y a deux pelotons à côté de la voiture.
La sécurité motorisée a été triplée cette année, il y a de la police sur trois étapes. Ça fait du monde sur la route. Je n’ai pas de note sur la façon dont les mécanos vont se répartir. Je ne la donne pas. Je vais nettoyer le dérailleur, tiens.
Le fait est vrai, on a vérifié : Sporza.



