Je relis la grille de départ du prologue de La Haye, en soirée. Trente femmes. Puis trente hommes. Puis de nouveau trente femmes. J’ai sorti la farde et un bic, et j’ai compté deux fois. Le compte est juste.
Premièrement. L’Eneco Tour, six jours aux Pays-Bas à partir de mardi, réunit deux courses sous un seul nom. Chez les hommes, il succède au Tour of Holland ; chez les femmes, au Simac Ladies Tour. Chaque course garde son déroulement et son classement. Deux courses, deux classements. Je note.
Deuxièmement. L’idée initiale était de faire partir hommes et femmes à tour de rôle. L’UCI n’était pas d’accord : deux courses distinctes, et un point très délicat sur le plan des assurances. Roxane Knetemann l’a dit à Sporza : « L’idée était de les faire partir à tour de rôle, mais l’UCI n’était pas tout à fait d’accord. » Puis : « Dans notre enthousiasme, nous avons peut-être été un peu trop rapides pour l’UCI. Mais nous sommes arrivés à un beau compromis. » Le compromis, ce sont les blocs horaires alternés. Une alternance, mais par trente. C’est une alternance qui a rempli un formulaire.
Troisièmement. À Arnhem, pour l’étape finale, hommes et femmes partent ensemble, au même moment, en départ neutralisé. Les premiers kilomètres ne comptent pas pour la course officielle. Après quelques kilomètres, les hommes font une grande boucle, les femmes prennent le circuit local. Une fois les femmes arrivées, les hommes rejoignent le circuit. L’ordre des opérations est écrit. D’abord la ligne des femmes, ensuite le circuit des hommes.
Quatrièmement. La police est présente sur trois étapes cette année, alors qu’il n’y avait pas d’escorte l’an dernier. La sécurité motorisée a été triplée.
Verdict sur la grille de La Haye : conforme.
Madame Knetemann a aussi dit à Sporza que le cyclisme est très conservateur. J’ai le règlement ouvert devant moi. Je ne commente pas.
Le fait est vrai, on a vérifié : Sporza.



