Pas d’oreillette aux Mondiaux de Montréal. La Belgique passera ses messages par les bidons, avec une étiquette collée dessus, et envisage des panneaux. « Nous essayons d’être inventifs », a dit Wout van Aert vendredi en conférence de presse.
Le coureur n’a jamais couru comme ça. Il espère être un peu mieux informé de la situation de course. Pour le reste, explique-t-il, la communication passe par le bord de la route ou, parfois, par la voiture suiveuse. Et il ne cache pas qu’il n’est pas fan de rouler sans oreillette : « Dans un peloton de 180 coureurs, on ne peut jamais voir parfaitement qui roule à l’avant, avec quelle avance, ou qui est lâché. »
Une étiquette sur un bidon. D’accord. Mais quelle colle ? Un bidon, ça sue, ça prend l’eau qu’on se verse sur la nuque, ça frotte dans le porte-bidon à chaque sortie. Mets un papier mal collé et au troisième tour tu as un message en bouillie. Moi je prendrais de l’adhésif d’atelier, celui du cintre, et j’écrirais gros. Et je poserais le bidon dans le bon sens, hein, parce que lire à l’envers dans une descente, ce n’est pas une consigne.
Les panneaux, c’est mieux : un panneau, ça ne prend pas l’eau du porte-bidon. Mais un panneau, tu le vois passer une fois. Un bidon, tu l’as sous les yeux tant que tu ne l’as pas jeté. Donc le message important, c’est sur le bidon. Et le bidon, tu ne le jettes pas avant de l’avoir lu, ça va ?
Cent quatre-vingts coureurs et personne ne sait qui est devant. Chez moi, quand je ne sais pas d’où vient le bruit, je tends l’oreille vers la gaine. Là, pas d’oreillette. Alors il reste la colle.
Je vais tester sur ceux du club, tiens, avec le tuyau d’arrosage.
La méthode a déjà été testée par l’équipe belge dans les catégories de jeunes.
Le fait est vrai, on a vérifié : DH Les Sports+.




