Le vélo est prêt. Le maillot, non. J’ai lu ça dans HLN, la radio de l’atelier en fond, une roue du club sur le pied. Red Bull voulait présenter les deux vendredi, avant le Tour de Lombardie de samedi. Le maillot de champion d’Europe d’Evenepoel n’était pas arrivé, et personne ne l’avait vu.
Ça, chez moi, c’est un classique. Le vélo, on le monte, on le règle, on le pose. Le textile, c’est une autre affaire : avant de le voir, il faut savoir à quoi il doit ressembler.
Et il y a une vraie complication, HLN l’explique : Evenepoel est le premier à avoir gagné tous les championnats sur route, national, d’Europe, du monde, olympique. Il n’existe pas de prototype pour ce maillot-là. Tu n’as pas de gabarit. Moi, quand je n’ai pas de gabarit, je mesure deux fois et je coupe une fois, et ça prend la journée.
Le règlement de l’UCI demande seulement une référence au titre actuel. Donc on pourrait faire simple. Mais on ne fait jamais simple avec un maillot neuf, hein.
Pour la reconnaissance, plus de 75 kilomètres sous la pluie et la brume jusqu’à la Civiglio, il avait la tenue habituelle de l’équipe. La Civiglio, 4,2 kilomètres à 10 %, des pointes à 16 %, 11 épingles. Avec cette pluie, la question n’est pas le maillot. C’est la chaîne. Elle a été nettoyée après, j’espère.
Moi je mets le maillot du club même quand il est encore humide de la veille. On en reparle.
L’équipe espère qu’il l’enfilera à 17 h, à la présentation des équipes. Je ne dirai pas ce que je pense d’une présentation où le vélo attend la chemise. Je vais ranger les maillots du club, tiens.
Le fait est vrai, on a vérifié : HLN.



