Eli Iserbyt dit à Sporza que le parcours du Koppenberg d’il y a dix ans était complètement différent. Maintenant, on attaque la bosse à froid, dès le départ. Selon lui, certains coureurs savent déjà au sommet que leur cross est terminée.
Eux, ils parlent de peur. Moi j’entends une transmission qui n’a pas eu le temps de se mettre en route.
À froid, chez moi, c’est une chaîne qui n’a pas tourné. Une graisse encore raide dans le moyeu. Un pneu qu’on a gonflé dans la camionnette et qui découvre le pavé mouillé d’un coup. La pièce en cause, c’est le premier changement de vitesse sous charge. Tu le rates au pied, tu montes le reste à côté du vélo, et au sommet tu as compris. Pas besoin de psychologie, ça va.
Iserbyt, lui, résume : « C’est n’importe quoi. Entraîne-toi et performe. » Il dit aussi : « Beaucoup de coureurs demandent beaucoup et veulent beaucoup. Alors tu dois faire ta part comme coureur. » Je suis d’accord sur la part. La part du mécano, c’est que le vélo soit prêt avant le coup de pistolet, pas au deuxième tour.
Paul Herygers, ex-champion du monde, comprend ceux qui prennent une demi-journée de repos, « trop, c’est trop ». Une demi-journée, j’en connais l’usage : on dégraisse.
Le départ est à l’heure prévue. L’état de la chaîne n’est pas dans ma colonne.
D’accord. Mais avec quelle pression ? Personne ne la donne. Dimanche, il drachera peut-être, peut-être pas, le tuyau sera sur le parking de toute façon. Je vais faire tourner les vélos du club dix minutes sur le pied avant le départ, tiens.
Le fait est vrai, on a vérifié : Sporza.



