Lennart Jasch a gagné le Tour de Langkawi, 26 secondes devant Abel Balderstone, 42 devant Jan Castellon. Il avait le maillot depuis la deuxième étape, et il a aussi gardé la montagne. Il vient du patinage de vitesse, passé tard au vélo, et Tudor l’a monté cette année de l’équipe de développement à l’équipe première. Ses troisième et quatrième victoires pros, à Langkawi.
Moi, j’ai lu ça sous le pied d’atelier et j’ai pensé aux lames. Une lame de patin, ça s’affûte. Ça ne crève pas, ça n’a pas de dérailleur, pas de pression à vérifier. Du matériel qui n’a pas besoin de moi. Le vélo, lui, c’est la cassette, la chaîne, le tubeless. Ça, c’est une reconversion. Pas pour les jambes, pour l’atelier.
Dans la dernière étape, il pleuvait fort. Castellon a attaqué, Jasch a neutralisé. Sous la drache, pour suivre une attaque, il faut une chaîne qui ne saute pas et des freins qui répondent. Sur la glace, on ne freine pas, on ne passe pas de vitesse. Un vélo propre, c’est déjà la moitié de la course, et lui, il vient d’un sport où la course entière tient sur deux lames.
Moi j’ai patiné une fois, à la patinoire de Louvain-la-Neuve. Je n’ai pas le segment.
Ce que je me demande, c’est qui affûte encore ses lames. Il les a gardées, j’espère. Je vais ressortir la pierre à aiguiser du fond de la camionnette, tiens, pour les couteaux du club. Ça va ?
Le fait est vrai, on a vérifié : Cyclingnews.




