Matteo Malucelli a gagné la dernière étape du Tour de Langkawi à Putrajaya, au sprint. Sa troisième de l’édition. Le général, c’est Lennart Jasch, de Tudor, devant Abel Balderstone et Jan Castellon. Mais c’est Malucelli qui m’a eu, avec sa phrase à Cyclingnews. Il a dit qu’il avait trois victoires, comme l’an dernier et comme il y a deux ans, et que maintenant il était peut-être deuxième au nombre de victoires. Selon Cyclingnews, ça fait neuf en trois ans.
Il compte. Je compte aussi. J’ai sorti le carnet du club, celui où on note les sorties. Trois ans de dimanches à neuf heures, enfin neuf heures vingt. Moi, je ne gagne rien, mais j’ai le segment de la côte d’Overijse trois années de suite, et chaque année j’ai fait mieux que l’année d’avant d’une jatte. Retirez la jatte, on en reparle.
Il a dit aussi qu’il avait essayé d’économiser beaucoup d’énergie les deux derniers jours. Ça, je connais. Le samedi soir, je ne fais rien, je prépare le sac. Le dimanche, je pars avec le groupe, je me mets dans les roues, je ne prends pas le vent. Ça marche jusqu’au café. Après le café, c’est une autre course.
Il a dit qu’il faisait vraiment chaud. Puis il y a eu une forte pluie. Les deux le même jour, ça, je l’ai eu, un dimanche d’août, entre Huldenberg et la place de Lasne. Je n’avais pas Modern Adventure pour contrôler la course avec moi.
Neuf victoires sur trois éditions. Je note. Le carnet du club n’est pas un classement officiel.
Je ne dis pas que je suis deuxième au nombre de victoires. Je dis que j’ai le carnet, et qu’avec le carnet, on peut discuter. Au café, on a discuté jusqu’à midi.
Le fait est vrai, on a vérifié : Cyclingnews.







