D’habitude, quand je regarde Sporza, je cherche le gruppetto et je ne le trouve pas, parce que la caméra est devant, avec le vainqueur, trente fois. Sur une piste c’est autre chose, la piste tourne en rond, alors l’arrière repasse forcément devant l’objectif, et hier à Shanghai, à l’arrière de la course aux points de l’omnium, il y avait Lotte Kopecky.
Elle était cinquième avant cette épreuve, à 12 points du bronze, après deux deuxièmes places, à la temporace et à l’élimination, et la veille elle avait gagné le titre mondial de l’élimination. Dans la course aux points, Sporza écrit qu’elle est restée à l’arrière, sans prendre de points, sans attaquer. Elle finit septième, 86 points. Anna Morris gagne. Le lendemain, il y a le Madison avec Shari Bossuyt. Je mets les choses l’une à côté de l’autre, je ne les attache pas, je ne connais que ce qui est écrit.
Devant, je ne sais pas. Derrière, je peux vous dire que ce n’est pas un endroit où on s’ennuie. On y regarde les autres travailler, on compte les tours, on sait qui va partir avant qu’il le sache lui-même. Chez nous, on disait que l’arrière, c’est la salle d’attente de la koers, la course, pardon.
Et puis il y a Jules Hesters, onzième chez les hommes, qui n’a pris ses premiers points qu’après la mi-course, sur un sprint. Il a dit à HLN qu’il espérait que ça s’ouvrirait encore en finale, et qu’il se retrouverait peut-être en position de médaille. Ça, c’est une phrase de gruppetto, une phrase honnête : on attend que la course vienne à soi. Il a ajouté que c’était sa première course aux points au niveau international. La première, on la fait toujours un peu de dos.
Classée septième. Je note. Je ne commente pas.
Sur une piste, il n’y a pas de voiture où redescendre chercher les bidons, pas de voiture-balai non plus. J’ai trouvé ça triste, un vélodrome sans voiture. Après, quand le podium a été démonté, je me suis fait un café, une jatte, comme à l’arrivée d’un Ronde.
Le fait est vrai, on a vérifié : Sporza.



