Procès-verbal. Koppenbergcross, dimanche 1er novembre 2026. Je constate.
Premièrement. Thibau Nys, champion de Belgique, remporte la course masculine. C’est sa rentrée en cyclo-cross. C’est sa troisième victoire sur le Koppenberg. Il n’avait plus gagné depuis son titre national, début janvier. Je classe.
Deuxièmement. La victoire se joue au sprint, sur les pavés du Koppenberg. Nys a fait la jonction avec Michael Vanthourenhout juste avant le dernier tour. Vanthourenhout est classé deuxième, à sept secondes. Un sprint, sept secondes. On me demande si c’est compatible. Tout ce qui est dans le classement est compatible. Sur une côte pavée, un sprint ne se mesure pas au boyau. Je note l’écart, je ne le discute pas.
Troisièmement. Gerben Kuypers, troisième. Conforme.
Quatrièmement. Chez les dames, Lucinda Brand, championne du monde, s’impose comme douze mois plus tôt, après un long duel avec Sara Casasola, Marie Schreiber et Hélène Clauzel. Même course, même colonne, même encre.
Je relève enfin une déclaration du deuxième classé. « Je ne pense pas que je m’approcherai encore un jour aussi près de la victoire », a dit Michael Vanthourenhout à Sporza. Le règlement ne prévoit pas les pronostics sur soi-même. Il prévoit le classement, et au classement il est deuxième, ce qui est une place. Je ne commente pas.
Il faisait caillant au poste de mon collègue fictif de la farde voisine, Jean-Marc, qui m’a téléphoné pour savoir si un sprint en côte se juge au sommet. Il se juge à la ligne.
Verdict : conforme.
Le fait est vrai, on a vérifié : Sporza.



