Thibau Nys a gagné la Koppenbergcross dimanche, pour sa rentrée. Il a battu Michael Vanthourenhout au sprint, sur les pavés du Koppenberg, et Gerben Kuypers a pris la troisième place. C’est sa troisième victoire là-haut, et comme l’an dernier, c’est sa première cross de la saison qu’il gagne à cet endroit. Il n’avait plus gagné depuis son titre de champion de Belgique, début janvier.
J’ai le segment. Pas en cross, je n’ai pas le vélo pour ça, j’en ai quatre et aucun avec des crampons. Mais le Koppenberg, je l’ai fait trois fois, au Tour des Flandres des cyclos, la veille du vrai. Trois fois à pied, chaussures de route à la main la dernière fois, parce que les cales glissent sur les pavés mouillés comme des savonnettes. Sept minutes vingt, du panneau au sommet. Avec le sac.
Lui, il y a sprinté. Sprinté. Moi, sur ces mêmes pavés, j’étais en train de m’excuser auprès d’un monsieur que je venais de pousser avec ma roue avant.
Alors la colonne. Le sac : une minute. Le monsieur : trente secondes, il a voulu discuter. Les chaussures à la main, qui changent l’équilibre : une minute encore. Le gars qui zigzaguait devant moi, et qui sur le Koppenberg zigzague forcément, puisqu’on est tous à pied : quarante secondes. Retirez tout ça. Il reste un homme qui monte une côte en marchant, et un champion de Belgique qui la monte en sprintant. Je ne dis pas que je gagne. Je dis qu’on a monté la même côte.
Nys, après, a dit être content de sa forme mais pas de sa technique, d’après la DH. Je comprends. Ma technique, sur le Koppenberg, c’est de ne pas lâcher mes chaussures.
Au café de la place, j’ai montré mon temps à pied. Personne n’a demandé le sien.
Le fait est vrai, on a vérifié : Sporza.



