Constat. Patrick Lefevere est fermement opposé à l’interdiction des oreillettes aux championnats du monde et d’Europe. Il l’a dit à WielerFlits. Lors de ces courses, les coureurs roulent le plus souvent pour leur pays, sans oreillettes, donc sans communication radio.
Premièrement. Il qualifie le championnat du monde de Montréal de « bizarre ». Le mot n’est pas dans le règlement. Je le classe en observation.
Deuxièmement. Il le dit aussi « captivant à suivre ». Il s’agace que ce caractère soit désormais lié à l’absence d’oreillettes. Je note qu’il distingue deux colonnes. C’est rare. Je l’apprécie.
Troisièmement. Il compare la course sans radio à un propriétaire d’usine qui regarde, depuis le deuxième étage, des erreurs coûteuses commises en bas, sans pouvoir intervenir. Il ajoute qu’on ne peut dire qu’après coup ce qui n’allait pas. C’est, en traduction, « la chose la plus stupide » qu’il ait jamais entendue.
Je connais ce poste. Au Mur de Huy, je suis au sommet, de dos. Je vois. Je n’interviens pas. Je rédige après. On appelle cela un procès-verbal. Ce n’est pas une usine. C’est une farde.
Quatrièmement. Les avis des coureurs sont partagés. Wout van Aert n’est clairement pas fan de la course sans oreillettes. Mathieu van der Poel est dans l’autre camp. Deux avis contraires, chacun déposé. Conforme.
Moi, mon oreillette, c’est le gars du club qui crie « voiture » derrière. Il ne m’a jamais donné d’ordre.
Verdict sur l’interdiction : en vigueur. Verdict sur la déclaration : conforme. Une opinion n’a pas de délai.
Je ne note pas ce que je pense du deuxième étage. Je note qu’il y a un escalier.
Le fait est vrai, on a vérifié : WielerFlits.




