Six coureurs de Lotto-Intermarché ont roulé trois heures à 250 watts, pour une étude de l’UGent, avec le professeur Jan Boone et Kobe Vermeire, entraîneur de l’équipe et chercheur à l’université. Ils ont avalé et brûlé 140 grammes de glucides par heure. Kobe Vermeire trouve l’effort relativement tranquille pour des professionnels. Trois heures tranquilles. J’ai une sortie qui ressemble à ça, sur le papier.
Dimanche, départ de la place de Lasne à neuf heures vingt, retour vers midi et quart. Trois heures, donc. J’ai le segment de la sortie entière. Dans mon sac : une banane, une barre que ma femme achète par six, et le bidon d’eau du robinet. La banane, je la mange au pied d’Overijse, parce que c’est là qu’on la mange. La barre, je l’oublie dans la poche arrière et je la retrouve le mardi, à la lessive du maillot.
La source rappelle qu’on parlait d’environ 60 grammes par heure il y a une dizaine d’années, de 90 vers 2020 grâce au fructose, puis de 120. Moi, je suis resté à la banane. Ma colonne a donc une ligne de plus que d’habitude.
Retirez le sac. Retirez le café à Huldenberg. Retirez le vent, que j’ai pris à l’aller et au retour, ce qui n’est pas prévu par la physique mais l’est par le Brabant wallon. Ajoutez, en face, trois heures à 140 grammes de glucides par heure. Et il reste un écart que la banane ne comble pas. J’ai fait le calcul deux fois. Je perds les deux fois, et largement.
« Cela peut leur permettre de pousser des wattages élevés plus longtemps », a dit Kobe Vermeire à HLN. Moi, ce que je pousse plus longtemps, c’est le retour au café.
Ta barre de mardi, tu me la rapportes avec le maillot, ça va ? Le dernier, j’ai dû le passer deux fois.
Au café, on a discuté jusqu’à midi et demi. J’ai pris une deuxième jatte. Je ne l’ai pas comptée en grammes.
Le fait est vrai, on a vérifié : HLN.



