Il y a six coureurs de Lotto-Intermarché qui ont roulé trois heures pour une étude de l’UGent, avec le professeur Jan Boone et Kobe Vermeire, et qui ont mangé et brûlé 140 grammes de glucides par heure. La limite qu’on donnait, c’était 120. On l’a dépassée chez certains, et chez au moins un des six, on approchait les 140.
J’ai lu ça dans HLN, le matin, avant de sortir la voiture du club. Et il y a une phrase de Jan Boone que j’ai relue. « Si nous parvenons à augmenter la quantité de glucides qu’un coureur peut absorber et brûler, il peut rester plus longtemps au même niveau de performance, y compris pendant la dernière heure d’une course », a-t-il dit à HLN.
La dernière heure. Tout le monde parle de la dernière heure comme de l’heure où ça se joue devant. Devant, je ne sais pas. Derrière, la dernière heure, c’est celle où on sort la montre, où quelqu’un dit le pourcentage à voix haute, où on regarde si le bureau va fermer à temps. On dit le gruppetto, mais c’est un bureau, et la dernière heure, c’est l’heure des comptes.
Chez nous, dans l’équipe des châssis, on comptait en bidons, pas en grammes. Un gars redescendait à la voiture, en remontait avec le maillot plein, et on savait qu’il restait de quoi finir. Je n’ai jamais su ce qu’il y avait dedans. Je savais qui les avait portés. Un bidon, ça se mérite.
Maintenant il y a un professeur qui sait ce qu’il y a dedans au gramme près. C’est bien. Quelqu’un les portera quand même.
Et quelqu’un les rincera, Rik. Pas le professeur.
Dimanche, à l’arrivée de la course du club, j’ai pris une jatte. Le podium était démonté. Il restait trois bidons sur le capot.
Le fait est vrai, on a vérifié : HLN.



