La Slovaquie avait trois coureurs prévus. Aucun n’a pu prendre le départ. Sans partant, la fédération risquait le déclassement de ses championnats nationaux par l’UCI et de passer à côté de prochains grands rendez-vous internationaux. Elle a aligné Vladimir Kovacik, masseur de la délégation et ancien pro chez Dukla Banska Bystrica, qui n’avait plus couru chez les pros depuis neuf ans.
« La dernière option a, donc, consisté à me faire démarrer la course parce qu’il y avait beaucoup de points en jeu », a-t-il expliqué à la DH. Il a ajouté : « C’est complètement dingue. Je n’ai pas de mots pour décrire ce que je ressens. »
Le staff qui monte sur le vélo, ça, je connais. Un dimanche de kermesse, s’il manque quelqu’un, la mécano sait où est le pied d’atelier, elle ne sait pas qui va lui régler son vélo à elle. Lui, c’est pareil, mais avec l’huile. Il masse tout le monde, toute l’année, et le jour où c’est lui qui roule, il n’y a plus de masseur. Qui l’a massé, hein ? Je pose la question, personne ne répond. Et le vélo, on l’a sorti d’où, avec quelle pression ? Neuf ans sans course pro, un vélo, ça se remonte. Une selle, ça se retrouve. Il a tenu jusqu’au circuit, ça veut dire que la chaîne tournait. Moi, dimanche, je laisse la clé de douze sur l’établi, bien en vue. Si un jour c’est moi qui pars, ça va ? Au moins quelqu’un saura serrer mon cintre.
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