Trois coureurs slovaques n’ont pas pu s’aligner à Montréal. Sans partant, la fédération risquait de voir ses championnats nationaux déclassés par l’UCI et de rater de prochains grands rendez-vous internationaux. Elle a donc mis au départ son masseur, Vladimir Kovacik, ancien coureur de la continentale Dukla Banska Bystrica.
La course faisait 270 kilomètres. Kovacik s’est accroché au peloton jusqu’à l’entrée sur le circuit final, à environ 160 kilomètres de l’arrivée. Brandon McNulty a gagné. La télévision a surtout montré la fin.
« C’est complètement dingue. Je n’ai pas de mots pour décrire ce que je ressens », a dit Kovacik, cité par la DH. Et aussi : « Je me suis un peu entraîné, mais seulement comme un amateur. Ça fait neuf ans que je n’ai plus roulé une course pro. »
Moi ce qui m’occupe, c’est le soir d’avant. D’habitude, c’est lui qui passe dans les chambres avec l’huile et les serviettes, qui prépare les musettes, qui sait qui veut le bidon sucré et qui veut l’eau plate. Et là il est de l’autre côté de la table, il n’y a personne pour faire son travail à lui, parce que son travail à lui, c’est lui. Alors qui a rempli ses bidons, le matin ? Je ne sais pas, la DH ne le dit pas. Chez nous, le masseur, on le voyait à l’hôtel et au ravitaillement, jamais avec un dossard. Lui, il est parti avec les autres, et il a tenu avec les autres jusqu’au circuit. Devant, je ne sais pas. Derrière, je peux vous dire que ça, c’est une journée de koers. Un bidon, ça se mérite, et il a mérité le sien. J’espère que quelqu’un le lui a tendu à la bonne hauteur.
Le fait est vrai, on a vérifié : DH Les Sports+.







