Pas de plan B. Le sélectionneur l’a dit à VTM NIEUWS, la radio l’a répété dans la camionnette, et j’ai posé ma clé. Un seul leader, Remco Evenepoel. « Nous partons d’un seul kopman, et la tactique part du principe que ce kopman est super », a-t-il dit.
D’accord. Moi, sans plan B, je ne pars pas à une kermesse. Le plan B, chez moi, il est sur le toit de la voiture : une roue avant, une roue arrière, une chaîne de rechange dans une boîte à chaussures. Ça ne sert presque jamais. C’est pour ça qu’on l’emporte.
Bon, je comprends l’idée. Pauwels dit que la course est relativement courte, moins complexe que le Mondial, avec une concurrence un peu plus limitée. Pogacar n’est pas là. Un vélo simple, en somme : un plateau, pas de triple, pas de réglage à faire en route. Ça, je respecte. Moins il y a de pièces, moins il y a de brol à casser.
Et ils ont fait la reconnaissance la veille, septante-six kilomètres, avec le circuit autour de Sencur. Ça, c’est du travail d’atelier. Tu tournes, tu écoutes, tu repères le virage où ça frotte.
Mais un plan sans B, c’est une chaîne sans maillon rapide dans la sacoche. Tu roules pareil. Tu roules juste en écoutant un peu plus. Et la question que personne ne pose : avec quelle pression ils partent sur le circuit, hein ?
Moi, mon plan B, c’est le café du sommet. Il n’a jamais failli.
Je vais quand même remettre une roue de secours sur le toit de la camionnette, tiens. Ça va ?
Le fait est vrai, on a vérifié : HLN.



