Red Bull-Bora-Hansgrohe se lance dans le cyclo-cross. Une petite équipe, dans la structure de développement, avec Sven Vanthourenhout à la direction et Gianni Vermeersch comme mentor chez les pros. Pas pour gagner les grandes courses : pour faire progresser des jeunes.
Ce qui m’a arrêté, c’est la phrase de Vanthourenhout à Sporza : « Nous voulons montrer qu’en tant qu’équipe, nous sommes prêts à jouer dans plusieurs disciplines. » Plusieurs disciplines. Je suis descendu au garage avec ma tasse. Le vélo de route. L’ancien vélo de route, qui sert quand il drache. Le gravel. Et le vélo de cross, acheté il y a trois hivers, monté deux fois, la boue de la deuxième fois toujours dans la fourche. Quatre vélos, la voiture dehors. Moi aussi, je suis prêt à jouer dans plusieurs disciplines. Ma femme dit que je suis surtout prêt à acheter dans plusieurs disciplines.
Et puis il y avait Overijse. Le noyau de la saison de l’équipe passe par là : une victoire à Overijse pour un de ses juniors. Overijse, c’est ma sortie du dimanche. J’ai le segment de la côte, enfin, sur route. Le cross, lui, je ne l’ai pas. Je ne dis pas qu’on peut discuter. Pour une fois, je dis que je n’ai pas le bon vélo propre.
Vanthourenhout dit que cette année, l’équipe veut surtout mettre en place une bonne structure, parce qu’elle voit ça sur le long terme. Ça, je comprends. Ma structure à moi, c’est la place de Lasne, neuf heures vingt, et le café après.
Ton vélo de cross, Xavier, avec quelle pression il dort dans le garage ?
J’ai raconté tout ça au café dimanche. Personne n’a levé les yeux de son compteur. On a parlé du vent jusqu’à midi.
Le fait est vrai, on a vérifié : Sporza.




