Lotto-Intermarché vend près de 300 vélos de pros, depuis mardi et jusque fin novembre, à un peu plus de 50 % de ristourne. Il y a d’abord les vélos de course, ceux de 11.000 € au catalogue, avec le capteur de puissance et la transmission électronique, qui partent à 4995 €. Ce sont ceux qui passent à la télévision, forcément, puisqu’ils n’ont roulé qu’en course, d’après Kris De Nys, qui s’occupe de la vente.
Moi je suis allé lire plus bas, là où on lit le gruppetto. Les vélos d’entraînement. 3.995 €. « Plus utilisés que les machines de course », c’est écrit tel quel. Ceux-là, la caméra ne les cherche pas. C’est le vélo de l’équipier, si vous voulez : celui qui fait les heures que personne ne filme.
Chez nous, sponsorisés par des châssis, on avait un vélo pour tout, et le maillot le plus lourd du peloton. Je ne compare pas, je dis juste que le vélo d’entraînement, on le connaissait mieux que l’autre. On savait où il couinait.
Et puis il y a une ligne que j’aime bien : les vélos ont servi à l’équipe WorldTour, mais aussi aux structures de développement et à l’équipe féminine. Tout le monde dans la même vente. Moi, si j’en prends un, je ne saurai pas qui a roulé dessus, et ça me va. De koers, c’est ça aussi : le vélo ne raconte pas qui était devant.
Celui d’entraînement, au moins, on sait qu’il a été entretenu souvent. Ou pas. Je regarde la chaîne et je te dis.
C’est premier arrivé, premier servi. Je n’ai jamais été premier arrivé nulle part, cent douzième du Ronde, dans les délais. Les vélos de course partiront devant. Moi j’irai quand le podium sera démonté, prendre un café, et voir s’il reste un vélo d’entraînement taille de l’équipier.
Le fait est vrai, on a vérifié : DH Les Sports+.



