Angelo De Clercq a fait sa liste pour Zeddam. Les 7 et 8 novembre, aux Pays-Bas. Je l’ai posée sur l’établi, à côté de la jatte, et j’ai compté. Huit élites hommes. Huit espoirs hommes. Trois élites femmes, trois espoirs femmes. Six juniors. Et quatre remplaçants. Ça fait du monde.
Moi, une liste de coureurs, je la lis comme une liste de vélos. Chez moi, au cross du club, un coureur, c’est deux vélos : un qui roule, un qui attend au poste, propre, pendant que l’autre se fait laver. Alors je multiplie. Ça fait beaucoup de vélos, hein. Et beaucoup de boue à rincer, avec quelle pression d’eau, personne ne le dit.
Thibau Nys, Michael Vanthourenhout, Laurens Sweeck, ils ont leurs mécaniciens, leurs camions, leurs nettoyeurs. Ce n’est pas mon problème. Mon problème, c’est le principe : plus il y a de noms sur la liste, plus il y a de tuyaux au parking. C’est mathématique.
Je ne dis rien sur qui va gagner. La radio de l’atelier le dira le dimanche. Je ne connais pas Zeddam, je ne sais pas si ça colle ou si ça glisse. Je sais juste qu’aux Pays-Bas en novembre, il drache souvent, et que la boue ne sèche jamais.
Les remplaçants, Kay De Bruyckere, Wout Janssen, Toon Vandebosch, Victor Van de Putte, je les aime bien d’office. Un remplaçant, c’est un vélo de rechange : tu ne t’en sers pas toujours, mais tu le prépares comme si.
Le 8, je serai sur le parking d’un cross de chez nous, avec mes trois vélos du club. Je vais vérifier le raccord du tuyau, tiens. La dernière fois, il fuyait.
Le fait est vrai, on a vérifié : DirectVelo.




