Sven Nys a parlé du calendrier du cross dans Sporza. Il le trouve gonflé, surchargé, et il dit que depuis dix ans on l’arrange pour quelques coureurs qui viennent sur une période de plus en plus courte. Il nomme Van Aert et Van der Poel. Il dit, je le traduis tel quel : « Je comprends que tout le monde les veuille au départ, mais à un moment donné, ces garçons tourneront le dos à notre sport. »
La télévision, elle, regarde devant, c’est son métier. Ce qu’elle ne montre pas, c’est le reste du départ, ceux qui sont là depuis Dendermonde, qui ouvre la saison quand les routiers n’ont même pas encore pris leurs vacances. Devant, je ne sais pas. Derrière, je peux vous dire : on roule tout l’hiver, on ne choisit pas sa période, on choisit sa paire de bottes.
Nys dit qu’il est impossible de courir dix jours d’affilée. Il dit aussi qu’on l’appelle souvent pour savoir si son fils Thibau peut encore venir courir, et que Thibau a déjà sept courses dans cette période. Un calendrier, finalement, c’est un téléphone qui sonne.
Et puis il y a cette phrase, que je trouve juste : « Pour le moment, tous les organisateurs tiennent bon et restent à bord. Je les admire énormément. » Les organisateurs, c’est le bureau du cross. Quelqu’un a les barrières, quelqu’un a la tente, quelqu’un a la soupe. Personne ne les filme non plus.
Deux crosses le même jour, je connais : la sortie du matin et le retour avec vent de face.
Il propose de mieux répartir, peut-être en alternant d’une saison à l’autre le début et la fin. Moi, de koers d’hiver, je la regarde depuis la buvette. Le podium démonté, il reste toujours un café et quelqu’un qui range les piquets.
Le fait est vrai, on a vérifié : Sporza.




