La télévision a montré Brandon McNulty, seul pendant 32 km, puis la ligne. Elle a montré Mathieu van der Poel accélérer, 14 km après l’attaque de Wout van Aert à 88 km de l’arrivée. Elle a montré Michael Matthews deuxième, et Remco Evenepoel 12e, à 25 secondes.
Ce qu’on a moins vu : Van Aert, lâché, qui aide Evenepoel en fin de course, puis qui fait la fin tout seul. 28e.
« C’était dur dès le premier tour ; je sentais que ce n’était pas un grand jour », a dit Evenepoel à Cyclingnews. « J’espérais faire la différence dans le final, mais le parcours ne le permettait pas. Surtout pas si on n’était pas à son meilleur. Il fallait souffrir et serrer les dents. » Van Aert : « Non, c’est ma dernière course ; à partir de maintenant, ce sont les vacances. »
Devant, je ne sais pas, il y avait un Américain et un Australien, c’est ce qu’on m’a dit. Derrière, je peux vous dire. Il y en a un qui avait attaqué, qu’on reprend, et qui au lieu de rentrer se met devant son coéquipier, parce que c’est ce qu’on fait quand la course est partie. Après, on le laisse, et il finit ses tours seul. Ce qu’il y avait autour de lui, la caméra ne l’a pas montré, alors je ne vais pas vous l’inventer. Chez nous, la fin tout seul, on appelait ça rentrer le vélo : on compte les tours qui restent, on pense au café, on ne regarde plus devant parce qu’il n’y a plus personne. Cent douzième, moi, au Ronde, dans les délais. Lui vingt-huitième, et en vacances à partir de maintenant, il l’a dit. Un bidon, ça se mérite, et celui-là il l’a tendu.
Le fait est vrai, on a vérifié : Cyclingnews.




