Dimanche à Montréal, Wout van Aert a attaqué à 88 km de l’arrivée, s’est retrouvé dans l’échappée, puis a été lâché 14 km plus tard par une accélération de Mathieu van der Poel. Il a ensuite aidé Remco Evenepoel, 12e, avant de finir seul, 28e. Le titre est revenu à Brandon McNulty, parti en solitaire à 32 km de l’arrivée depuis un groupe de tête de douze coureurs.
Sa saison est finie. Elle contient Paris-Roubaix, et une Vuelta avec le maillot vert, deux victoires d’étape et cinq victoires d’étape de Matt Brennan qu’il a aidé à aller chercher. Evenepoel, lui, enchaîne avec les championnats d’Europe le week-end suivant et Il Lombardia en octobre.
« C’était super dur, et trop dur pour moi. J’ai fait une bonne course, mais la lumière s’est éteinte à quatre ou cinq tours de la fin », a expliqué Van Aert à Cyclingnews. « Un peu déçu ; on était venus chercher plus en équipe, moi aussi personnellement, mais d’un autre côté je ne peux pas avoir beaucoup de regrets. » Puis, à la question d’une suite : « Non, c’est ma dernière course ; à partir de maintenant, ce sont les vacances. »
Dernière course, vacances. Moi je n’ai jamais eu de dernière course. J’ai une sortie, elle part à neuf heures, enfin neuf heures vingt, et elle repart le dimanche d’après. En novembre il fait caillant, en décembre il drache, et je suis sur la place avec le sac. Chez nous aussi, la lumière s’éteint en fin de sortie : c’est la lampe avant, et je la recharge pour le dimanche suivant. Lui a Roubaix dans sa saison, moi j’ai la Flèche brabançonne en segment, Overijse compris. Je ne dis pas que c’est pareil. Je dis qu’on peut discuter de qui a le plus besoin de vacances. Au café, on a discuté jusqu’à midi.
Le fait est vrai, on a vérifié : Cyclingnews.




