Aux Mondiaux et aux championnats d’Europe, pas de radio. Les coureurs courent à l’instinct, les directeurs sportifs doivent être créatifs pour se faire entendre. Mathieu van der Poel adore ça : il a dit à la NOS qu’il préfère courir à l’instinct. Wout van Aert trouve que ce n’est « pas de notre époque », selon WielerFlits. Philippe Gilbert, sur RTL Sports, voudrait tester une ou deux radios par équipe, confiées à des capitaines.
Le débat s’est tenu devant les micros, à la NOS et sur RTL Sports. Derrière, la question est autre.
Devant, je ne sais pas, ils ont l’instinct, c’est bien. Derrière, sans radio, on fait comme on a toujours fait au gruppetto : on demande au voisin. Il y a toujours quelqu’un qui a entendu l’écart au bord de la route, un autre qui a lu l’ardoise de la moto, et un troisième qui ne dit rien parce qu’il sait déjà. Chez nous, l’oreillette, c’était la fenêtre de la voiture qui descendait, et le directeur qui criait un chiffre qu’on comprenait à moitié. Avec deux capitaines, moi je me demande surtout si le deuxième capitaine sera au bureau, à l’arrière, ou si les deux seront devant. Parce qu’un bureau sans téléphone, ça marche, mais il faut quelqu’un qui connaisse la descente. Et de koers, c’est aussi ça : celui qui rentre avec huit bidons sait souvent plus de choses que la radio.
Au café, après, on parle toujours du vainqueur. Gilbert, lui, aimerait voir une course test.
Le fait est vrai, on a vérifié : WielerFlits.




