On a beaucoup parlé, cette semaine, de ce que Puck Pieterse a dit à WielerFlits sur Fem van Empel, et des photos sur Snapchat qu’elle avait vu passer, et du mot « vite » qu’elle a mis entre guillemets. C’est bien, c’est ce qu’on raconte quand quelqu’un revient. Moi je regarde les chiffres qu’on ne met pas en gros : quatrième à Meulebeke, à la mi-octobre, pour le retour officiel, et cinquième à Heerde le week-end dernier, aux Pays-Bas.
Quatrième et cinquième, à la télévision, on ne les voit pas tellement. On montre celle qui lève les bras, on montre le podium, et puis on coupe. La quatrième, elle passe la ligne, elle s’arrête un peu plus loin, quelqu’un lui tend une veste, et personne ne filme la veste. Devant, je ne sais pas. Derrière, je peux vous dire que c’est là qu’on reprend ses habitudes : où est la voiture, où est le tuyau, qui tient le vélo de rechange.
Elle a changé d’équipe, avec effet immédiat, et rejoint celle de Demi Vollering et de Lars Boom, un directeur sportif que je vouvoierais. Une nouvelle maison, ça s’apprend course par course. Chez nous, la première semaine dans une équipe, je cherchais les bidons dans le mauvais coffre.
Pieterse, elle, est en intersaison. Elle n’a pas fait de plans pour l’hiver. Quand on n’a pas de plan, on a le temps de regarder les photos des autres, et c’est très bien comme ça.
Rik, cinquième, moi je signe tout de suite. Avec le sac.
J’ai regardé Heerde un peu tard, en cherchant les places derrière le podium. La koers, en cross aussi, se lit sur toute la longueur de la feuille. Après, j’ai fait un café. La cinquième place était encore sur l’écran.
Le fait est vrai, on a vérifié : WielerFlits.



