Constat. Maxim Van Gils, 26 ans, participe au championnat d’Europe en Slovénie. Sa valise est restée à Bruxelles, il l’a déclaré à VTM Nieuws. Il dispose d’un seul T-shirt. Il n’a pas de brosse à dents.
Premièrement, la tenue. Les tenues de l’équipe belge se trouvaient dans son sac à dos. Elles ont voyagé avec lui jusqu’à Ljubljana. Au départ, c’est la seule pièce que je contrôle. Elle est présente. Conforme.
Deuxièmement, le reste. Trousse de toilette et alimentation de récupération, dans la valise. Le coureur déclare pouvoir courir malgré tout. Je prends acte de la déclaration. Le règlement ne mesure pas une trousse de toilette.
Troisièmement, le prêt. Remco Evenepoel a prêté un T-shirt à son coéquipier. Il a refusé de partager sa brosse à dents. « Remco ne trouvait pas que c’était une bonne idée », a dit Van Gils. Je classe sans suite. Il n’existe aucun article sur le partage des brosses à dents en sélection nationale. S’il en existait un, il irait dans ce sens.
Quatrièmement, la régularisation. Le coureur s’est rendu au supermarché local. Achat d’un déodorant et d’une brosse à dents. Démarche individuelle. Je note.
Reste la requête. Van Gils a demandé à Brussels Airlines, via VTM Nieuws, de lui envoyer sa valise : « Ce serait gentil si vous pouviez envoyer mes bagages, s’il vous plaît », a-t-il dit. Formule de politesse présente. Destinataire identifié. Objet précis. Je délivre des cartes d’identité la semaine, je reçois moins bien rédigé.
Je ne note pas le délai de livraison. Ce n’est pas dans ma colonne.
Le fait est vrai, on a vérifié : HLN.




