Maxim Van Gils est à l’Euro en Slovénie et sa valise est restée à Bruxelles. Il l’a dit à VTM Nieuws. Mais ses tenues de l’équipe belge étaient dans son sac à dos, et le sac à dos est arrivé avec lui à Ljubljana.
Le sac à dos. Vingt ans qu’on me le reproche au club. Vingt ans que je retire le sac de mon temps sur le Kwaremont, et qu’au café on me demande pourquoi je ne le laisse pas simplement à la maison. Voilà pourquoi. Le jour où tout part en soute, ce qui compte est sur le dos.
Bon. Il lui manque quand même des choses. Un seul T-shirt, pas de brosse à dents, et sa trousse de toilette et son alimentation de récupération sont dans la valise. Il dit qu’il peut courir malgré tout. Remco Evenepoel lui a prêté un T-shirt. Pour la brosse à dents, Remco n’a pas voulu. « Remco ne trouvait pas que c’était une bonne idée », a raconté Van Gils à VTM Nieuws. Je comprends. Dans mon club, on partage une chambre à air, une pompe, une jatte au sommet. Pas plus loin.
Alors il est allé au supermarché local acheter un déodorant et une brosse à dents. L’arrêt supérette. Ça, je connais : je le compte dans ma colonne de déductions, juste après le feu rouge d’Audenarde.
Le maillot dans le sac, c’est bien. Après, il faut encore savoir où est le bidon.
Il a fini par lancer un appel à Brussels Airlines, toujours via VTM Nieuws, pour qu’on lui envoie sa valise, « ce serait gentil, s’il vous plaît ». Je ne dis pas que mon sac à dos fait de moi un pro. Je dis qu’on peut discuter. Au café, dimanche, on en a discuté jusqu’à midi, et personne n’a ri du sac.
Le fait est vrai, on a vérifié : HLN.




