Luca Vierstraete est troisième du contre-la-montre espoirs des Mondiaux, à Montréal, avec 89 centièmes d’avance sur la quatrième. C’est la deuxième médaille belge de ces championnats, après celle de Remco Evenepoel. Elle n’était que neuvième au premier point intermédiaire, puis virtuellement troisième au deuxième.
Ludwig Willems a dit à Het Laatste Nieuws qu’elle avait perdu beaucoup de temps dans les virages, et elle le reconnaît comme un axe de travail.
Un virage, ça se démonte comme le reste : la pression au dixième de bar, la gomme, un cintre qui ne bouge pas quand tu appuies, des plaquettes qui mordent au même endroit à chaque fois. Un vélo qui fait deux choses différentes dans deux virages pareils, tu le sens avant de le comprendre. Et avec quelle pression, hein ? Personne ne pose la question. Moi si.
Elle a commencé le vélo à douze ans, après le ballet et le tennis, par ennui, lassée d’aller regarder passer les courses de son frère Maxim. Son premier vélo a coûté sept cents euros. Ivo Lins, son tout premier encadrant, a vu une rouleuse et lui a procuré son premier vélo de contre-la-montre. Elle court chez AG Insurance Soudal U23, l’équipe de Jürgen Foré.
Des vélos à sept cents euros, j’en vends encore, et j’en répare trois fois plus que des autres. Le moment qui compte, dans cette histoire, c’est le jour où quelqu’un lui met un vélo de chrono entre les mains : là, tu passes six mois à régler des prolongateurs de deux millimètres en deux millimètres et à retrouver tes marques. Une chaîne propre, c’est déjà la moitié de la course. Je vais regonfler ceux du club, tiens.
Le fait est vrai, on a vérifié : Het Laatste Nieuws.



