« La manière dont on a roulé en équipe aujourd’hui, je pense que c’est l’une des plus belles choses », a dit Demi Vollering à la RTBF, avant d’ajouter : « Je n’aurais pas pu le faire toute seule. » La nouvelle championne du monde a battu Kasia Niewiadoma-Phinney au sprint dans la bosse finale, après une offensive lancée à 10 km de la ligne.
Sandrine a entendu l’interview à la radio de l’atelier, une clé de 5 dans la main. Elle a pris la phrase au mot.
Pas toute seule, d’accord. Elle cite les équipières, c’est bien, elles ont roulé. Mais une équipe, ça commence la veille, sur le pied d’atelier. Quelqu’un a nettoyé la chaîne. Quelqu’un a réglé le dérailleur pour que le dernier pignon passe dans la bosse, parce qu’un sprint en côte, c’est là que ça saute. Et quelqu’un a mis la pression. Laquelle, hein ? Personne ne demande. Moi si. Un vélo propre, c’est déjà la moitié du maillot arc-en-ciel.
La championne a parlé de coéquipières qui se sont « totalement sacrifiées, à 100 % » pour elle. Sandrine a noté le pourcentage. Chez elle, cent pour cent, c’est une chaîne qui ne grince plus.
Elle a fini la soirée à contrôler les pneus du club, un par un. Je vais regonfler ceux des filles d’abord, tiens, a-t-elle dit à la camionnette.
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