Le rapport du jury parle de « la prise d’une position ou d’un point d’appui non autorisé sur le vélo », sans dire lequel. Demi Vollering avait battu Katarzyna Niewiadoma au sprint à Montréal, au bout d’une course de 180,4 km entre Brossard et Montréal, bouclée en 04:45:09. L’Autrichienne Katharina Sadnik écope des mêmes sanctions pour la même infraction : 1000 francs suisses, un carton jaune, 25 points UCI en moins.
Un point d’appui, sur un vélo, il n’y en a pas cinquante. La selle, le cintre, les pédales. Tout le reste, c’est du cadre, et le cadre n’est pas fait pour qu’on s’y pose, hein. Ils ne disent pas lequel. Moi, sans le vélo sur le pied d’atelier, je ne diagnostique pas. Mais 1000 francs suisses pour un appui, c’est le prix d’une bonne paire de roues. Ou d’un cintre qu’on n’aurait pas tenu au bon endroit.
Et puis il y a l’Autrichienne. Même faute, même amende, même carton. Deux vélos, un seul diagnostic : quand deux clients arrivent le même jour avec le même bruit, je ne cherche pas chez eux, je cherche dans le règlement. 180,4 kilomètres, ça fait beaucoup de kilomètres pour savoir où poser ses mains. Le jury a écrit « une position ou un point d’appui ». Ou. Chez moi, quand un client me dit « c’est le pédalier ou la roue », je démonte les deux. Eux, ils ont mis l’amende sans démonter, ça va ?
Je vais revérifier les guidolines de ceux du club, tiens. Qu’ils sachent où on met les mains. Et je vais leur dire que le carton jaune, ça ne se regonfle pas.
La sanction n’enlève rien au titre : le rapport ne mentionne aucune autre infraction.
Le fait est vrai, on a vérifié : WielerFlits.




