Constat. Tour de Lombardie, premier Monument de Jarno Widar, vingt ans, Lotto Intermarché. Vainqueur : Paul Seixas. Jarno Widar est classé treizième.
À l’arrivée, il a déclaré à Sporza : « Je suis complètement choco. Je ne sais rien du résultat. Je ne peux pas donner de réponse correcte, je vois tout noir. »
Je relève le point qui me concerne. Il ne sait rien du résultat. Le résultat, lui, existe. C’est l’ordre des opérations : d’abord la ligne, ensuite le classement, ensuite la personne qui en prend connaissance. Le troisième temps est facultatif.
Premièrement. Il est resté longtemps dans le groupe d’élite, selon Sporza. Deuxièmement. Il a manqué la jonction avec le groupe de poursuite, qui comprenait Remco Evenepoel et Ramses Debruyne et qui a sprinté pour la quatrième place. Troisièmement. Il n’avait encore jamais disputé une course aussi longue. Aucun de ces points ne figure dans une colonne. Ils figurent dans l’article.
« Choco » n’est pas un mot du règlement. Je ne le corrige pas. Le speaker de ma kermesse dit pire, et je ne le corrige qu’après la remise des prix.
Treizième de son premier Monument, et il ne connaît même pas son résultat. Moi, je connais mon chrono du dimanche avant d’avoir posé le vélo contre le mur.
Seul devant lui, Paul Seixas est plus jeune. Je note la date de naissance comme je la note à la commune, sans avis.
Verdict : conforme.
Je ne note pas ce que j’ai pensé en lisant « je vois tout noir ». Ce n’est pas dans la colonne.
Le fait est vrai, on a vérifié : Sporza.



