Une marche de 17 centimètres de haut et 37 de profondeur. Ça, c’est une pièce. Je l’ai notée au marqueur sur le carton de l’établi, à côté de la pression des boyaux de la veille.
À Zeddam, l’Euro de cross aura sa volée rénovée : 99 marches, trois mètres de large partout, conforme à tout ce que demande l’UEC. Un peu moins raide qu’avant, 25 degrés au lieu de 29, mais plus longue, 50 mètres au lieu de 43. Moins raide, plus long. En cross, ça veut dire plus de temps avec le vélo sur l’épaule, et le vélo, sur l’épaule, il ne fait rien. Il attend.
Trente-sept centimètres de profondeur, c’est une chaussure entière, crampons compris. Bonne nouvelle. Une marche courte, le crampon tape le nez de la marche et tu montes sur la pointe. Là, tu poses le pied à plat. Le problème, ce sont les crampons eux-mêmes : 99 marches, ça use. Après la course, je regarderais les vis avant de regarder le classement, hein.
Et la passerelle neuve de 60 mètres, toute neuve. Une passerelle neuve, c’est des planches propres. Un tour plus tard, c’est de la boue sur des planches. Personne ne la rince entre deux tours, ça va ?
Le parcours a été dessiné par Erwin Vervecken, champion du monde à Zeddam il y a vingt ans. Il a dit à Sporza que cette tâche était un honneur pour lui. Un ancien coureur qui dessine les marches, il sait ce qu’on porte en montant.
Je vais resserrer les crampons des chaussures du club, tiens.
Le fait est vrai, on a vérifié : Sporza.



