La phrase est passée presque inaperçue au milieu de son avis sur le bitume. « C’est dommage également de n’avoir eu qu’une voie, qu’une moitié de route, par endroits. Là aussi, ça a rendu le parcours plus dangereux », a dit Stefan Bissegger à DirectVelo. Il a ajouté, du même parcours, que « les routes sont vraiment pourries ici, ça tape beaucoup sur le vélo de chrono ».
Un chrono se regarde par le haut, depuis la moto et le tableau des temps. La moitié de route, elle, ne se voit pas à l’écran : c’est une ligne blanche et un cône, et on ne la remarque que quand quelqu’un en parle après.
Une moitié de route, moi, c’est tout ce que j’ai connu. Dans la voiture du club, tu as la ligne blanche à gauche et un fossé à droite, et tu apprends très vite à quelle hauteur tu tends un bidon quand il n’y a pas la place de se mettre à côté. Devant, ils ont un chrono et un tableau. Derrière, on a toujours eu la moitié de la route, et on ne l’a jamais dit dans un micro parce que personne ne tendait le micro. Là, un gars le dit, et je trouve ça très bien qu’il le dise.
Bissegger court habituellement pour Decathlon CMA CGM. Il doit reprendre un dossard pour le relais mixte, moins de quarante-huit heures après le chrono individuel, avec une sélection suisse annoncée parmi les grandes favorites du titre. « Ce sera différent, ça me conviendra mieux je pense et on est ambitieux », a-t-il dit à DirectVelo.
Un relais, c’est un bureau debout : il y en a un qui part, il y en a un qui attend, et celui qui attend a le plus mauvais moment de la journée. De koers, pardon, la course, elle se joue là autant que sur le tableau. Moi je regarderai ça au café, quand le podium du chrono sera déjà démonté et qu’il restera deux jattes sur la table.
Le fait est vrai, on a vérifié : DirectVelo.






