Pas de long message après la médaille de bronze. Mathieu van der Poel a posté sur Instagram la photo d’une canette turquoise, avec un vélo de course rouge et la phrase « Bière qui roule n’amasse pas mousse ! », un jeu de mots sur un dicton français bien connu.
Baptisée « Allez Pou-Pou », cette session IPA canadienne est dédiée à Raymond Poulidor (1936-2019), présenté sur l’étiquette comme « une légende » du cyclisme français. Selon la description imprimée sur la canette, elle a été fermentée « dans le sprint final ». On n’a pas vérifié la technique de brassage, on a lu l’étiquette.
Le grand-père avait terminé deuxième du Mondial de 1974 à Montréal, derrière Eddy Merckx. Il a aussi décroché trois médailles de bronze aux Mondiaux sur route, en 1961, 1964 et 1966, sans jamais devenir champion du monde. Son petit-fils a terminé troisième dans la même ville.
« Évidemment, j’étais venu ici pour essayer de devenir champion du monde, mais je suis super content de la course que j’ai faite et le bronze est beau », a-t-il dit, selon HLN.
Fermentée dans le sprint final. Moi aussi j’ai un sprint final : le panneau de Lasne, retour de sortie, partie à neuf heures vingt. J’ai le segment. Onze secondes, avec le sac, et le gars du club qui lance à deux cents mètres alors qu’on avait dit trois cents. Retirez le sac, retirez le gars, retirez le vent qu’on a eu à l’aller et au retour : on peut discuter. Je ne dis pas que je gagne. Je dis qu’on peut discuter. Rien n’a jamais fermenté dans mon sprint, par contre. Ce qui fermente, c’est la discussion d’après. Merckx était déjà devant à Montréal en 1974, d’accord, mais lui n’avait pas le sac. Au café, on a discuté jusqu’à midi, en regardant le compteur des autres.
Le fait est vrai, on a vérifié : HLN.





